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OGM : un transfert d'information

Expositions de OGM : un transfert d'information à image/imatge

OGM : un transfert d'information

Exposition du 14 octobre au 10 novembre 2000. Rencontres photographiques , en différents lieux dans la ville d'Orthez.

Mario de Ayguavives, Ludovic Burel, Larry Clark, Clegg & Gutmann, Timothy Mason, Laurent Montaron, Eric Nehr, Catherine Poncin, Bruno Serralongue et Rosemarie Trockel.

Mario de Ayguavives
né en 1968, vit et travaille à Saragosse (Espagne)

Dans la série “Otra Ciudad”, Mario de Aygavives retouche par ordinateur des photographies d’univers urbains déshumanisés par le retrait des éléments essentiels qui les composent (publicités, voitures, fenêtres,…).
Le contenu de ces iconographies interroge à l’évidence la place de l’Homme dans la cité, mais questionne aussi la fonction de l’image comme intermédiaire de notre rapport au monde.
Ludovic Burel
né en 1968, vit et travaille à Paris

Ludovic Burel mène une réflexion globale sur la notion de production et de reproduction à travers la série intitulée “Sur la reproduction”. En s’accaparant des images de machines off-set dont il n’est pas le producteur, il tente de “substituer au message mercantile le message politique qui le sous-tend”. Ce détournement n’est pas tant réalisé pour les qualités intrinsèques de ces images que pour les résonnances qu’elles provoquent par rapport à notre société néo-libérale.
Larry Clark
né en 1943, vit et travaille à New York (Etats-Unis)

Les photographies de Larry Clark commentent la vie d’une population marginale en manque d’évasion dans une petite ville des année 60-70 aux Etats - Unis : Tulsa. Vivant au sein de cette communauté, Larry Clark a réalisé des images de “leur désir de dépassement et d’élargissement du champs de conscience” notamment par la drogue et le sexe, tout en archivant les effets secondaires : prostitution, criminalité, et violence. Ce travail est tout à la fois un documentaire et une autobiographie.
Clegg & Guttmann
nés en 1957, vivent et travaillent à New York (Etats-Unis)
Michael Clegg & Martin Guttmann réalisent des portraits qui interrogent les structures relationnelles entre les individus appartenant à un milieu aisé. Leur travail ne porte pas tant sur la vérité physionomique que sur les rapports sociaux qu’engage la représentation. En effet, les artistes tentent de véhiculer l’idée que la ” vérité ” de l’image est liée tant aux intérêts de ceux qui se donnent à voir que de ceux qui les regardent.
Timothy Mason.
né en 1969, vit et travaille à Paris

Une partie du travail de Timothy Mason est constitué d’images réalisées par transparence de pages de journaux ou de magazines laissant apparaître simultanément le recto et le verso. Cette superposition d’éléments iconographiques et textuels, agissant comme un filtre, interroge l’omniprésence des données économiques qui traversent tous les registres de l’information.
Laurent Montaron.
né en 1972, vit et travaille à Nantes

Mettre en doute l’image, tel semble être l’un des enjeux du travail de Laurent Montaron. En utilisant, entre autres codes visuels, ceux de la mode, de la publicité, il interroge à travers ses photographies l’écart qui existe entre le réel et sa représentation. Jouant sur une séduction volontaire de l’image, il met en scène des situations dont l’intitulé induit un processus narratif, moteur de compréhension de la scène (en faisant appel à notre imaginaire collectif).
Eric Nehr.
né en 1964, vit et travaille à Paris

Les portraits d’Eric Nehr personnifient le quidam rencontré dans la rue en le photographiant comme le dernier mannequin en vogue. Les personnages sur fond monochrome s’identifient pour un instant aux représentations stéréotypées du milieu de la mode. Ces jeunes gens sont les représentants d’une génération vivant par procuration à travers ces «omodèles » véhiculés par les magazines de papier glacé.
Catherine Poncin.
né en 1953, vit et travaille à Montreuil

Catherine Poncin ne photographie pas, elle “rephotographie” des images existantes. Elle utilise le principe appropriationiste de manière récurrente, ainsi dans la série “Du Nous”, les images ré-enregistrées sont des photographies de foules issues de journaux anciens. L’artiste réactive et réagence des images d’archives, elle crée ainsi une remise à jour d’images oubliées en leur conférant par cette décontextualisation une nouvelle réalité.
Bruno Serralongue.
né en 1968, vit et travaille à Paris

L’œuvre de Bruno Serralongue interroge la « spectacularisation » des images produites par la presse. Pour la série « Faits divers », il adopte un protocole qui conditionne la réalisation de la photographie : après avoir pris connaissance de faits divers dans Nice Matin, il se rend sur les lieux du crime » et enregistre ce qui est encore là. Seul le texte sérigraphié sous l’image nous informe de l’événement, la photographie « en retard » n’apportant que peu d’éléments d’information, les traces ayant souvent disparu.
Rosemarie Trockel.
né en 1952, vit et travaille à Cologne (Allemagne)
Le travail de Rosemarie Trockel, fortement imprégné de féminisme, est traversé par un questionnement autour de la fonction des symboles et de leurs significations dans le champs de l’art. La pièce photographique “Living means Knitting Tights” convoque des interrogations sur les notions de réalité et d’illusion. L’installation, où le motif de l’œuf est omniprésent comme métaphore de la femme, crée selon l’emplacement du spectateur l’illusion d’un volume.