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Elsa Mazeau
Elsa Mazeau
Exposition du 18 mars au 24 avril 2004.
Vernissage le 17 mars 2004 en présence de l'artiste à partir de 18h30.
L'exposition d'Elsa Mazeau inaugure le nouvel espace d'exposition d'image/imatge, avec la galerie réhabilitée, et l'aménagement des bureaux. Elsa Mazeau emploie la photographie, la vidéo et des nouveaux médias pour enregistrer l'image de l'Autre, fixe ou en mouvement.
Elle provoque des rencontres avec des inconnus qui deviennent modèles, acteurs, narrateurs : leur parole écrite, lue, jouée ou sous-titrée envahit un univers de dialogue et de décalage. En abordant la question de la construction de l’identité, ce travail révèle souvent avec humour l’équilibre précaire qui s’établit entre les aspirations fantasmatiques et les conformations socio-culturelles. En parlant de de notre appartenance au monde, Elsa Mazeau propose un espace de réinvention possible.
Profils, 1999
Surpris dans un train de nuit, des étudiants parcourent l’été nos contrées. Placés dans un même contexte ils dorment comme ils peuvent, leurs corps s’abandonnent au sommeil et composent les photographies. Celles-ci ont pour titre le nom des études qu’effectuent ces jeunes. Le voyage est double : les étudiants se dirigent, à la fois, vers des destinations pour les vacances et des univers professionnels variés. Ces photographies soulignent les choix potentiels qui s’offrent à nous quand on est étudiant et qui déterminent par la suite notre vie.
Complémentaire, 2000
Lors de cette même résidence à Berlin, je me suis déplacé dans le parc Tiergarten pour photographier, allongés ou assis sur l’herbe, les gens qui jouissent d’un temps privilégié de repos et de loisir. Je leur pose alors une question sur leur future retraite : ils écrivent sur un sac plastique l’âge à laquelle ils souhaitent prendre leur retraite et ce qu’ils envisagent de faire alors. Un danseur veut devenir chorégraphe, une artiste refuse l’idée de retraite, une mère de famille veut s’occuper de ses petits enfants,… Visuellement ces plastiques peuvent paraître “à la manière d’une bulle de bande dessinée, les pensées et projets intimes“, comme l’écrivait Fabienne Fulchéri dans le Journal des Arts. De l’équation entre l’idée que l’on peut se faire de sa retraite et le parc, naît un sens métaphorique du lieu, mais aussi une dichotomie : l’impossibilité de jouir de l’instant présent et la propension toute humaine à se projeter dans un ailleurs, un futur toujours meilleur.