Ce qui couvre

Ce qui couvre

Lucie Malbéqui

ateliers / 27 nov. – 02 juil. 2026

Projet soutenu par le département des Pyrénées-Atlantiques dans le cadre du dispositif Grandir avec la Culture à destination des collégien·nes du département

Dans le cadre de sa résidence de recherche et de production, l'artiste Lucie Malbéqui collabore avec les élèves de 4ème et 3ème option occitan du collège Daniel Argote à Orthez à l'élaboration d'une performance qui prendra lieu et place lors du vernissage de l'exposition de Lucie au centre d'art image/imatge. Ensemble, iels imaginent un scénario, écrivent des chants et produisent des pièces qui seront activées lors de l'ouverture de l'exposition.

Ce projet donne lieu à de multiples rencontres et collaborations : rencontre avec le conteur occitan Serge Lahourat, visite de la manufacture de béret d'Orthez, écriture et mise en musique avec le musicien Kilhan Coron...

La performance s'ancre dans les recherches de Lucie Malbéqui sur le territoire depuis l'été 2025. Elle s'intéresse aux couvre-chefs populaires et notamment au béret basco-béarnais : elle observe ses contextes d'usages et collecte les gestes ancestraux liés à sa fabrication. Pour cela, elle collabore étroitement avec Sara Goupy, fondatrice de la Manufacture de bérets d'Orthez ainsi qu'avec des personnes détentrices de savoirs liés au textile (filage, tissage, travail de la laine...) pour créer un corpus de formes plastiques et performatives qui viendront habiter le centre d'art et l'espace public.

Diplômée de l’ENSBA Lyon en 2017, Lucie Malbéqui se forme ensuite à la cuisine, à l’herboristerie des familles et à la teinture végétale entre 2019 et 2024.
Sa pratique de la sculpture traverse les espaces qu’ils soient physiques, sensibles ou sociaux. Lors d’événements les activations ont lieu.
Les actions ne sont pas spécialement performantes, pas vraiment spectaculaires, on répète des gestes que chacune et chacun fait chaque jour : se nourrir. Penser l’outil comme une extension du corps, lui permet de questionner leurs formes et leurs usages, c’est un geste post-industriel qui opère.
Les sculptures de Lucie, à la lisière de l’utilitaire marquent l’accointance entre art et artisanat. Les matériaux utilisés sont récupérés, cueillis, colorés par des plantes, achetés d’occasion, redécouverts, cultivés, cuisinés. Il s’agit d’une écologie de travail, une contrainte formelle qui l’engage à faire avec ce qu’il y a ; elle adapte ses besoins et dresse ainsi un portrait des territoires où elle est invitée, des personnes avec lesquelles elle travaille.
Ces explorations se poursuivent lors de temps de transmissions, de workshops, où la cuisine permet d’être un cerveau à mille mains. On s’agite de concert, construisant dans l’espace un rendez-vous qui sera capté par les papilles des hôtes. La rencontre avec l’autre au cours du processus de fabrication ou lors de l’activation des installations est aussi importante que la forme. Dans ce geste commensale, l’invité.e, l’invitante, le lieu d’invitation ont un rôle équivalent. Cette pratique s’infiltre dans le réel et propose ainsi des modes d’existences sans cesse questionnés.